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Les Ferrures alternatives |
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Comme la médecine, la ferrure aussi peut être alternative même si l'utilisation des fers synthétiques est pour l'heure anecdotique. Légers, souples et amortissants... ils pourraient presque être parfaits. Sauf que leur manque de tenue et leur rapidité d'usure les rend peu sûrs. EasyWalker On les appelle les ferrures alternatives ou nouvelles ferrures. Leurs formes ne sont pas révolutionnaires. Ce sont, pour l'essentiel, des fers à planche. En revanche, les inventeurs de ces nouveaux procédés de ferrures rivalisent d'idées dans les matériaux utilisés. On a recourt aujourd'hui à des matières synthétiques très sophistiquées. Les polymères et autres polyuréthanes supporteraient maintenant davantage l'abrasion des terrains dur, et des cailloux. Et ils seraient mieux traités qu'autrefois, ce qui veut dire qu'ils laisseraient dorénavant respirer correctement les pieds des chevaux. Pourtant, beaucoup de chemin reste encore à parcourir. Actuellement, les ferrures alternatives ne séduisant principalement que ceux qui les inventent. En Europe, la très grande majorité des chevaux seraient toujours ferrés de minière traditionnelle, avec des fers en acier on en aluminium, voir en titane. Avec pour chacun de ces métaux ses avantages et ses inconvénients. Le fer en acier est lourd er amortit moyennement les chocs, mais s'use lentement. En aluminium, il absorbe un peu mieux les vibrations que le fer en acier, trois fois plus léger. il s'altère aussi trois fois plus vite que son vieux concurrent. Quant an fer en titane, s'il allie à la fois légèreté et robustesse, ses qualités amortissantes aléatoires. La
boite cornée plus libre de ses mouvements Le
caoutchouc et le matériau synthétique amortissent mieux les chocs que
n'importe quel métal. Ces nouvelles matières sont si flexibles
qu'elles autorisent plus de mouvements de la boîte cornée. Elles
permettent, aussi, de déplacer les pressions de part et d'autre de la
sole. Et elles réduisent sensiblement le danger de blessures des
membres. Flexibles,
légers, souples… Reste
que les contraintes imposées sont telles que certaines des qualités
des fers «nouvelle génération» n'en demeurent pas moins aussi des défauts.
S'ils sont mal posés, ils sont une catastrophe pour l'intégrité des
sabots. En outre les matières synthétiques des fers alternatifs ne
peuvent être chauffées, ce qui est un inconvénient de taille qui
signifie qu'ils ne s'ajustent pas facilement aux pieds des chevaux leurs
homologues en métal. Pour
solutionner les problèmes de solidité des polymères et des polyuréthanes,
quelques fabricants incèrent maintenant dans leurs fers synthétiques
de l'acier ou de l'aluminium, voir les deux métaux à la fois, ce qui
rend parfois ces fers alternatifs plus lourds que les fers
conventionnels! Une
autre justification qui mérite que l'on porte une attention toute
particulière à ces nouveaux concepts de fers, est qu'ils tendent à
redonner au pied une souplesse proche du naturel, comme si le cheval n'était
pas ferré. Mais voilà, cette même souplesse influe sur la tenue des
clous.» Bien que les fers synthétiques impliquent un brochage et un
rivetage plus long et plus précis qu'à l'accoutumée, ils ont tout de
même tendance à bouger. Et, de ce fait, les lames des clous finissent
par abîmer la paroi des sabots. Collage
et enfilage C'est
pour cela, qu'en plus de la matière en tant que telle, les promoteurs
des nouveaux fers se sont par ailleurs penchés sur la manière de les
fixer. Cela fait longtemps que l'on colle les fers, mais les résines et
autres procédés d'attache ont considérablement évolué. D'avis de
maréchaux-ferrants, le principe des fers collés serait encore loin de
faire l'unanimité. Il répondrait plutôt, pour le moment, uniquement
à des besoins particuliers, notamment dans le cas d'accidents du pied,
à l'issue desquels la corne a "explosé", rendant impossible
la fixation des fers avec des clous, ou lors de pathologies spécifiques
du type fourbure, arthrodèse du boulet, etc. Il
y a deux techniques de collage qui s'affrontent. Le collage en face
solaire, qui se fait par dessous le pied du cheval, et le collage pariétal,
qui est la technique des pinçons latéraux que le maréchal-ferrant
rabat sur la paroi. Le premier semblerait plus efficace que le second.
Mais le second respecterait davantage la biomécanique du pied que le
premier. En
tout état de cause, si novateur soit-il, le ferrage collé n'est pas près
de s'imposer, trop contraignant d'après les maréchaux-ferrants. Il nécessite,
par exemple, que les sabots soient parfaitement séchés et décapés,
or quand on sait que les sabots des chevaux sont constitués à 60/70 %
d'humidité et que l'hygiène des pieds est somme toute relative, ce
sont des exigences difficiles à atteindre. S'ajoute le problème des résines
qui s'adaptent mal à l'environnement. En effet, lorsque la température
ambiante est trop élevée, les fers collent trop vite aux sabots, et
inversement. Le coût d'une telle ferrure est sans commune mesure avec le procédé habituel des clous (40 €uros supplémentaires par pied environ). De
la ferrure collée à la ferrure enfilée il n'y a qu'une foulée. C'est
le principe de l'hipposandale, plus communément connue sous le nom de
"Easyboot". Le fer synthétique se fixe, ici, au pied du
cheval par un laçage en acier ou une bande en velcro. Son utilisation
reste encore plus anecdotique que la ferrure synthétique collée. Les
fers enfilés sont principalement utilisés dans les cas de plaies à la
sole ou à la fourchette. Mais à l'instar des fers collés, un petit
nombre de maréchaux-ferrants ne négligent pas l'intérêt qu'il
convient de porter au fait de ne plus pénétrer les sabots avec des
clous. Ils aimeraient bien que l'on puisse, parfois, éviter ce
traumatisme aux parois, notamment dans les cas de cornes en très
mauvais état. L'
ultime cause louable que j'accorde à l'existence des fers synthétiques
est qu'ils ont une formidable capacité à amoindrir les vibrations. Je
pense que c'est leur qualité principale. D'où l'intérêt que leur
portent certains cavaliers de concours hippique ou d'endurance. Avec ces
fers, les chevaux galopent aussi facilement sur les terrains durs et
caillouteux que sur les sols mous et herbeux. Leur composition en matière
synthétique leur confère un grip fabuleux. Ainsi chaussés, sur le
macadam, les chevaux glissent beaucoup moins qu'avec des fers en acier
ou en aluminium (… mais cela peut créer certains traumas articulaires
notamment…) Le problème de l'usure, notamment au niveau des pinces antérieures, n'est pas réglé. Les fers synthétiques s'altèrent vite à ce niveau-là. Même chose pour la casse : parfois, ils se brisent sous les contraintes. Bien que les ferrures alternatives puissent avoir parfois de bons résultats dans des pathologies comme la fourbure, l'arthrodèse, l'ostéoporose, la tendinite ou la maladie naviculaire... leur prix (entre, 30 et 50 €uros/paire), leur complexité de pose et leur tenue - maximum de quatre à cinq semaines - en font encore pour l'instant un produit balbutiant. Tout simplement parce qu'il est difficile, voire impossible, de concevoir des fers qui conviennent à tous les chevaux en même temps. Un état de fait que ne devraient pas oublier de prendre en compte les fabricants.
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