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Une ferrure respectueuse...


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photo a


Fig. a

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b

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photo d

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Fig. b

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photo e

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photo f

Comment apprécier la ferrure de son cheval ?... 

Pour un cheval de conformation correcte ou du moins sans défaut exagéré il est relativement facile de se rendre compte de la bonne adaptation d'une ferrure au pied et aux aplombs du membre, aussi bien de face que de profil. La situation se complique nettement lorsque l'on se trouve en présence d'un défaut important ou de défauts multiples. Pour cette raison nous ne nous occuperons aujourd'hui que de cas "normaux".

La physiologie (le fonctionnement) du pied du cheval: 

Du point de vue physiologique, l’interposition entre le sabot et les os de la membrane kératogène (tissus mous, fortement vascularisés et élastiques) fait l’effet d’un « amortisseur ». On peut dire que le cheval est en suspension dans la boite cornée qui, lors de la charge, subit certaines déformations. L’abaissement du paturon provoque l’écrasement des parties postérieures du pied qui subit un élargissement compensateur. La ferrure s’oppose partiellement à cette déformation du pied, notamment en région des quartiers, voisine du lieu d’implantation des clous et à un moindre degré au niveau des talons. La ferrure doit respecter autant que possible cette physiologie de la boite cornée. C'est pour cela que les clous ne seront pas brochés dans les parties postérieures et que les éventuels pinçons latéraux seront appliqués devant la partie la plus large du pied.

Le fer n'est en fait qu'une bande de métal tournée à la forme du pied, supportant la muraille, le bord externe de la sole ainsi que les barres (arc-boutants terminant la muraille en talons). Il y aura lieu toutefois à laisser quelque garniture (dépassement) dans les parties postérieures pour permettre non seulement l'élargissement du pied vu ci-dessus mais aussi pour garder un support à la muraille lorsque celle-ci aura poussé. Il est communément admis qu'un délai de 6 à 8 semaines entre deux renouvellements de la ferrure est raisonnable pour garder des aplombs corrects et de ce fait ménager les différentes structures du membre du cheval.

La bonne adaptation de la ferrure s'examine de face et de profil:

Vu de face: 
1/
la symétrie du pied (les divisions en jargon maréchal) doit être respectée. Les pressions et forces sont en équilibre et sont réparties de la base du pied au canon ; l'économie des mouvements est respectée (Figure a, Photo a). Dans le cas ou le pied n'est pas symétrique, le fer devra être appliqué avec de la garniture (Photo b) au niveau du quartier redressé et ferré "juste" au niveau du quartier évasé pour retrouver son équilibre.

2/ L'aplomb médio-latéral devra respecter l'alignement des 3 phalanges (figure a), et nous pouvons admettre que dans la plupart des cas normaux les feuillets cornés (nettement visibles sur un pied propre) devront être verticaux et perpendiculaires à la couronne. Ce qui revient à dire que celle-ci devra être horizontale (Figure a, Photo c).  Toutefois au membre postérieur, souvent panard chez le cheval de sang, nous pourrons souvent accepter une couronne  plus basse du côté externe du pied.

La photo d nous montre une addition de défauts: la couronne n'est pas horizontale, subséquemment le pied n'est pas d'aplomb, de plus la symétrie du pied n'est pas respectée, ce qui va soumettre le membre a des pincements articulaires ainsi qu'à des tiraillements ligamentaires importants !

Vu de profil:
L'axe paturon-pied doit être rectiligne. Ceci est valable dans la plupart des cas autant pour l'antérieur que pour le postérieur et quel que soit l'obliquité des phalanges. Pour vérifier cet alignement paturon-pied, le moyen le plus simple sera de diviser visuellement la paturon par son centre et observer la direction des tubes cornés qui doivent suivent la même obliquité (Att. Si le cheval se tient sous-lui ou campé cela influencera l'obliquité du paturon). Figure b, Photo e.

Certains chevaux sont bas de talons: la ligne de pince sera alors plus horizontale que la ligne glomes-talons. Dans ce cas, il sera souhaitable de reculer le fer pour reculer le centre de pression, la pince sera fortement raccourcie et le fer dépassera nettement la ligne des talons pour venir à mi-distance des glomes et offrir un support postérieur.  Photos f.

Remonter artificiellement l'axe du pied par l'application d'une talonnette ou d'un fer épaissi dans les parties postérieures sera nuisible parce que surchargeant d'autant des talons déjà trop faibles. 

En résumé, le fer n'étant que le prolongement du pied, il devra en respecter ou en améliorer les divisions et l'aplomb tout en respectant au maximum son élasticité. Toute garniture unilatérale entraînera un déséquilibre des pressions / tensions et bien que sans effet au posé du pied, elle sera nuisible à l'appui (en charge) parce qu'elle agit comme un excès de hauteur du coté ou elle a été appliquée. Au moment de l'impulsion elle agira, par une différence de tension entre les muscles adducteurs et les muscles abducteurs,  sur la trajectoire du pied en modifiant l'allure

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Révision : 26 avril 2006 .